Der Gestalter Aloisio Magalhães

FEB 1975

novum

gebrauchs

graphik

Vol. 46

  • p. 61

Aloisio Magalhães

15 brasilianische Cartemas

1978

  • p. 76

Felipe Taborda 

1984

M Library 2007

Vol. 55

The Designer Aloisio Magalhães

  • p. 9

In addition, Magalhães helped to establish the ESDI (Advanced School for
Industrial Design) pioneer center for academic training in this profession in Latin
America.

During his professional career, Magalhães received various awards in design competitions. He was a politically engaged artist who treasured above all the traditions, culture and creativity of the Brazilian people, one who recognized that the continuity of the cultural process depends on the preservation of a cultural identity. In 1968 he won the competition for the design of the new Brazilian banknotes. In the Der Gestalter Aloisio Magalhães last series printed (1979), he introduced a new concept of readability based on his experience working on the cartemas which is also present in some of his symbols (for example «Light» and «Boavista Bank»). His concern for the artistic future of Brazil and his search for new means of expression led him to found the CNRC (National Center for Cultural Reference) in Brasilia, the new capital city. The aims of this society were to research, document and publicize cultural manifestations typical of Brazil and its people. In his strategies as Secretary of Culture, he initiated a system. The Designer Aloisio Magalhães in which government and community worked together to solve problems. In the last years of his life he gradually returned to design and painting.

  • p. 11

Le designer Aloisio Magalhães

Le travail de Magalhães était marqué par ses rapports avec la forme. Lorsqu’il élaborait des concepts, il s’efforçait de réaliser des croquis clairs et simples. Il pensait en effet qu’une bonne idée gardait de cette manière toute sa force. Sa logique – en privé comme dans son métier- était simple: intervenir dans l’évolution d’une idée ne fait que changer le cours originel de cette idée. Il était d’avis que l’évolution ultérieure d’une idée, la manière dont on l’adapte, dont on l’utilise, ne peut consister qu’en un enrichissement de la structure de départ. Aloisio Magalhães est resté toute sa vie étroitement attaché à l’art. Né en 1927 dans le nordest du Brésil, il reçut une formation humaniste à la Law School de Recife avant de suivre des cours de peinture et de recherche graphique et d’imprimerie. En 1951, il reçut une bourse du gouvernement français et travailla deux ans au «Atelier 17» du graphie-designer S. W. Hayter. Il suivit parallèlement des cours de muséologie au Louvre.

De retour à Recife, il fonda avec un groupe d’artistes, d’intellectuels et de poètes le «Gráfico Amador». Cette association devint au fil du temps un centre d’éxpérimentation qui accomplit un travail de pionnier dans le domaine du graphisme. A cette époque Magalhães réalisa des costumes et des décors pour le théâtre Pernambuco. Il s’installa plus tard à Rio de Janeiro, où il fonda une agence de design industriel et de communication. Cette agence devint le noyau d’où devait surgir le travail créateur de designers dynamiques et s’avéra bientôt comme un modèle dans son domaine. 

Magalhães travailla en outre à la fondation du ESDI (Ecole Supérieure de design industriel), un centre pilote dans le domaine de la formation universitaire dans ce secteur en Amérique Latine.

Au cours de sa carrière, Magalhães reçut de nombreuses distinctions à l’occasion de concours de design. Il était un artiste engagé politiquement qui estimait et soutenait la tradition, la culture et la créativité du peuple brésilien; il était l’un de ceux qui savaient que la continuité d’un développement culturel dépend de la survie de l’identité culturelle. En 1968, il remporta le concours organisé pour la réalisation des nouveaux billets de banque brésiliens. Dans la dernière série, imprimée en 1979, il apporta le concept nouveau de la lisibilité, concept fondé sur les expériences qu’il avait rassemblées pendant son travail pour «cartemas» et que l’on retrouve dans certains de ses symboles (p. exemple «Light» et «Boavista Bank»).

Ses efforts en en faveur de l’avenir artistique du Brésil et sa recherche de nouveaux moyens d’expression le conduisirent à fonder le CNRC (National Center for Cultural Reference) dans la nouvelle capitale, Brasilia. Le but de ce centre était la recherche, la documentation et la publication du patrimoine culturel brésilien. En tant que ministre de la Culture, il employa entre autres une stratégie qui consistait en un système de collaboration entre le gouvernement et les communes pour la résolution de problèmes.

Dans les dernières années de sa vie, il revint peu au design et à la peinture.

Sa dernière œuvre fut une série de lithographies représentant sa chère ville de Olinda dans le Pernambuco.

Magalhães mourut en 1982 en Italie, alors qu’il présidait la commission de l’UNESCO pour la protection des villes et des monuments culturels internationaux. Il laissa au peuple brésilien un inventaire complet des traditions et de l’histoire du pays, sans parler naturellement de ses nombreuses créations personnelles.